Dans cet article
- Êtes-vous seul à n’avoir jamais fait de sport ?
- Pourquoi le Reformer est-il une bonne première porte ?
- Ce que le Pilates ne fait pas
- Que se passe-t-il pendant vos huit premières semaines ?
- Ce qui coince au début, et comment on le règle
- Les précautions, sans détour
- Par où commencer, aux Sables-d’Olonne
- Les sources de cet article

Écrit avec l’instructrice du studio
Gaëlle Goffard, instructrice de Pilates certifiée
Coach sportive diplômée depuis plus de quinze ans, formée à la méthode Pilates chez LeaderFit et à deux cents heures de yoga, elle donne tous les cours collectifs du planning d’Exhale Studio, aux Sables-d’Olonne. Le studio et la méthode
Êtes-vous seul à n’avoir jamais fait de sport ?
En 2021, 72,9 % des hommes et 59,3 % des femmes de 18 à 85 ans atteignaient les recommandations d’activité physique d’endurance de l’Organisation mondiale de la santé, soit 150 à 300 minutes par semaine d’intensité modérée. Pour le renforcement musculaire, recommandé deux fois par semaine, la proportion tombe à 31,1 % chez les hommes et 20,2 % chez les femmes (Baromètre de Santé publique France 2021, 24 514 personnes). Autrement dit, quatre femmes sur cinq ne renforcent pas leurs muscles, et beaucoup n’ont jamais su comment s’y prendre.
Ce que les personnes qui n’ont jamais fait de sport décrivent, ce n’est pas la paresse, c’est la porte : ne pas savoir où aller, craindre le regard, penser qu’il faut « d’abord se remettre en forme » avant d’oser. Le Pilates est fait pour lever ces trois obstacles, et c’est pour cela que nous en parlons ici.
Pourquoi le Reformer est-il une bonne première porte ?
- Il n’y a pas de niveau. La résistance se règle au ressort, du très léger au soutenu. Le même exercice existe en plusieurs versions, et l’instructrice choisit la vôtre. Une personne qui n’a rien fait depuis vingt ans et un sportif confirmé peuvent partager le même cours sans que l’un s’ennuie ni que l’autre souffre.
- On ne s’essouffle pas. Les mouvements sont lents, contrôlés, entrecoupés de temps de réglage. Personne ne finit en nage, personne n’est laissé derrière.
- La souplesse n’est pas requise. Elle est un résultat, pas une condition. Les sangles et le chariot aident à aller au bout d’un mouvement que l’on ne tiendrait pas seul.
- On est vu. Huit personnes, une machine chacune : l’instructrice voit chaque placement et le corrige. C’est l’inverse d’une salle où l’on se débrouille seul devant une machine.
- Personne ne regarde. Chacun est occupé à chercher son propre alignement. Le regard redouté n’existe pas, et c’est la première chose que disent les débutants en sortant.

Ce que le Pilates ne fait pas
Il ne remplace pas la marche. Les repères de Santé publique France reposent sur une activité d’endurance régulière, au moins trente minutes par jour, à laquelle s’ajoute le renforcement deux fois par semaine. Le Pilates est ce renforcement ; la marche, le vélo ou la natation restent à faire à côté, et une séance de Reformer par semaine ne dispense pas de bouger le reste du temps.
Il ne fait pas maigrir à lui seul. Une heure de Reformer ne dépense pas ce que dépense une heure de marche rapide. Ce qu’elle change, c’est la tenue, la force profonde et la silhouette. Nous l’avons expliqué sans détour dans Le Pilates fait-il maigrir.
Il ne va pas vite. Les deux ou trois premières séances servent à apprendre : respirer au bon moment, sentir son centre, comprendre les consignes. Les résultats viennent ensuite. Qui attend des effets dès la deuxième séance sera déçu ; qui tient six semaines ne le sera pas.
Il n’est pas prouvé supérieur à un autre exercice. La revue Cochrane sur le Pilates et la lombalgie ne trouve aucune preuve concluante de supériorité sur d’autres formes d’exercice. Son avantage pour un débutant est ailleurs : le cadre, la lenteur et le regard de l’instructrice.
Que se passe-t-il pendant vos huit premières semaines ?
Voici ce que vivent la plupart des personnes qui commencent chez nous sans passé sportif, à raison d’une séance par semaine. Ce n’est pas une promesse, c’est un déroulé observé.
- Semaine 1, la découverte. Vous ne comprenez pas tout, vous oubliez de respirer, vous sentez des muscles dont vous ignoriez l’existence. Le lendemain, courbatures à l’intérieur des cuisses et sur le côté du ventre. C’est normal, et cela passe en deux jours.
- Semaines 2 et 3, le vocabulaire. Vous savez où poser les pieds, comment tenir les sangles, ce que veut dire « engager le centre ». Les consignes deviennent des gestes. Les courbatures s’espacent.
- Semaine 4, la première sensation durable. Vous vous tenez autrement en sortant, et cela dure quelques heures. La méta-analyse de référence sur le dos retient précisément une à deux séances par semaine pendant trois à neuf semaines pour un effet mesurable (Fernández-Rodríguez et coll., JOSPT, 2022).
- Semaines 5 et 6, le changement de maintien. C’est le moment où l’entourage remarque quelque chose avant vous. Les ressorts se durcissent un peu, vous ne vous en rendez pas compte.
- Semaines 7 et 8, l’envie d’en faire plus. Beaucoup passent à deux séances par semaine à ce moment-là, ou ajoutent une séance de Pilates Mat. Le corps a compris ce qu’on lui demande. Pour la suite, nous avons décrit le calendrier des effets.
Ce qui coince au début, et comment on le règle
La coordination. Respirer, bouger et tenir en même temps, c’est trop de choses les premières fois. On simplifie : d’abord le mouvement, la respiration vient ensuite. Personne ne fait tout dès la première séance.
La honte. Elle est là avant la première séance et disparaît pendant, parce que personne ne regarde et que l’instructrice corrige tout le monde, y compris ceux qui pratiquent depuis des mois.
L’irrégularité. C’est le vrai risque : rater deux semaines, puis trois, puis arrêter. Le remède est un créneau fixe, le même chaque semaine, réservé à l’avance. L’abonnement d’une séance par semaine est fait pour cela ; nous avons expliqué pourquoi la régularité compte plus que le volume.
Les précautions, sans détour
Si vous n’avez pas fait de sport depuis longtemps et que vous avez plus de 50 ans, un problème cardiaque connu, une hypertension non contrôlée, du diabète ou une douleur qui dure, un avis médical avant de commencer est de bon sens : il ne s’agit pas d’interdire, mais d’adapter. Signalez toujours votre situation au moment de réserver. Pendant la séance, la règle est simple : une sensation de travail musculaire, on continue ; une douleur vive, un vertige ou un essoufflement anormal, on arrête et on le dit.
Par où commencer, aux Sables-d’Olonne
Par la séance découverte Reformer à 25 €, ou le pack de deux séances découverte à 45 € si vous préférez prendre le temps de décider. Vous arrivez cinq minutes avant ou à l’heure, votre machine est réglée, l’instructrice vous montre les trois repères qui comptent. Nous avons décrit cette première heure minute par minute.
Si vous vous inscrivez ensuite, le Pack Bienvenue à 59 €, réglé une seule fois, comprend un bilan personnalisé, l’orientation vers les cours adaptés, la création de votre espace membre et une paire de chaussettes antidérapantes. Si l’idée du groupe vous freine encore, la séance privée à 75 € permet de commencer seul, à votre rythme, avant de rejoindre un cours. Le studio est au 34 avenue Georges Pompidou, en centre-ville, avec vestiaires, casiers et cabines.
Les sources de cet article
- Santé publique France, « Prévalences nationales et régionales de l’activité physique et de la sédentarité des adultes en France, Baromètre 2021 », Bulletin épidémiologique hebdomadaire, 2024, n° 12. beh.santepubliquefrance.fr
- Fernández-Rodríguez R. et coll., « Best Exercise Options for Reducing Pain and Disability in Adults With Chronic Low Back Pain », Journal of Orthopaedic & Sports Physical Therapy, 2022;52(8):505-521. PubMed 35722759
- Yamato T.P. et coll., « Pilates pour la lombalgie », Cochrane, 2015, CD010265. Résumé en français
Cet article a une visée d’information générale. Il ne remplace pas un avis médical. En cas de douleur, de blessure ou de grossesse, demandez conseil à votre professionnel de santé et prévenez le studio avant de réserver.
Article préparé avec l’aide d’une intelligence artificielle à partir des questions posées au studio, puis relu, vérifié et publié sous la responsabilité éditoriale d’Exhale Studio. Une erreur ? Écrivez-nous.


