Dans cet article
- Que veut dire « sculpter sa silhouette » ?
- Que dit la recherche sur le Pilates et la silhouette ?
- Ce que le Pilates ne fait pas
- Quels exercices travaillent quoi ?
- En combien de temps voit-on un changement ?
- Le Pilates donne-t-il du volume musculaire ?
- Trois erreurs qui empêchent de voir un changement
- Précautions
- Par où commencer aux Sables-d’Olonne
- Les sources de cet article

Écrit avec l’instructrice du studio
Gaëlle Goffard, instructrice de Pilates certifiée
Coach sportive diplômée depuis plus de quinze ans, formée à la méthode Pilates chez LeaderFit et à deux cents heures de yoga, elle donne tous les cours collectifs du planning d’Exhale Studio, aux Sables-d’Olonne. Le studio et la méthode
Que veut dire « sculpter sa silhouette » ?
Derrière le mot, il y a trois choses différentes, et elles ne répondent pas aux mêmes leviers.
- Le tonus. Un muscle sollicité régulièrement devient plus ferme et plus endurant. C’est ce qui donne l’impression d’un corps « plus dessiné » à poids identique.
- La posture. Un bassin replacé, des épaules ouvertes, un buste qui se grandit : la même personne paraît plus longue et plus fine, sans qu’un gramme ait bougé.
- La composition corporelle. Le rapport entre masse grasse et masse musculaire. C’est le levier le plus lent, et celui qui dépend le moins du sport que l’on choisit.
Le Pilates agit franchement sur les deux premiers. Sur le troisième, il faut être honnête, et c’est ce que dit la recherche.
Que dit la recherche sur le Pilates et la silhouette ?
Sur la composition corporelle des personnes en bonne santé, la preuve est faible. Une revue systématique a repris neuf études publiées entre 2004 et 2019 : six montrent une amélioration, comme une augmentation de la masse musculaire ou une baisse de la masse grasse, mais une seule atteint une bonne qualité méthodologique. Les auteurs concluent que l’influence du Pilates sur la composition corporelle des sujets sains « reste incertaine » (Silva et coll., Journal of Bodywork and Movement Therapies, 2022).
Sur la posture, la mesure est plus nette. Un essai randomisé de 2025 a suivi 58 femmes, avec et sans obésité, pendant huit semaines à deux séances par semaine : les scores de posture se sont améliorés dans les deux groupes. Chez les femmes en situation d’obésité, la pratique a également empêché l’augmentation de l’indice de masse corporelle et du pourcentage de masse grasse, fait baisser l’anxiété liée à l’apparence physique et augmenté l’estime de soi. Chez les femmes sans obésité, aucun changement significatif de composition corporelle n’a été observé (Arslan Kabasakal et Delice, Journal of Physical Activity and Health, 2025).
Le niveau de preuve, en une phrase. Sur la posture et le tonus, les essais sont courts et les effectifs petits, mais ils vont dans le même sens. Sur la masse grasse, les résultats se contredisent d’une étude à l’autre. Il faut donc lire « le Pilates sculpte » comme une observation de terrain solide sur le maintien, et comme une hypothèse fragile sur la composition corporelle.
Ce dernier point mérite d’être lu deux fois : ce qui a le plus bougé, dans cette étude, ce n’est pas la balance, c’est le rapport au corps. Le regard que l’on porte sur soi fait partie de ce que l’on appelle, faute de mieux, « la silhouette ».
Ce que le Pilates ne fait pas
Trois promesses circulent, et aucune ne tient.
- Il ne fait pas maigrir d’une zone choisie. Ni du ventre, ni des cuisses, ni des bras. Le corps puise dans ses réserves globalement, et l’endroit d’où il puise ne se commande pas. Nous avons détaillé la question dans Le Pilates fait-il maigrir.
- Il ne remplace pas l’assiette. Une heure de cours ne crée pas le déficit énergétique nécessaire pour faire baisser la masse grasse. Un studio qui promet le contraire vend autre chose que du Pilates.
- Il ne donne pas un ventre plat. Un centre fort et un ventre plat sont deux choses distinctes : la sangle abdominale peut être parfaitement compétente sous une couche de graisse. Nous l’expliquons dans Gainage profond : ce que le Pilates travaille.

Quels exercices travaillent quoi ?
Voici ce qui revient dans les cours du studio, et ce que chaque famille d’exercices sollicite. Le réglage des ressorts, indiqué ici, est ce qui distingue une séance de Reformer d’un cours au sol : il se change en quelques secondes, à la main, selon la personne.
| Ce que vous voulez travailler | Sur le Reformer | Réglage courant |
|---|---|---|
| Taille et centre | Bascule du bassin, le cent, torsions contrôlées | Ressorts légers : c’est le contrôle qui compte, pas la charge |
| Jambes et fessiers | Footwork, fentes sur chariot mobile, pont fessier | Ressorts soutenus, amplitude complète |
| Bras et haut du dos | Travail aux sangles, ouverture d’épaules | Ressorts légers, mouvement long et lent |
| Allongement général | Étirements guidés en fin de séance | Un ressort, parfois aucun |
Aucun de ces exercices ne « cible » une zone au sens où on l’entend en publicité. Ils renforcent des chaînes musculaires entières, et c’est précisément ce qui redresse le maintien.
En combien de temps voit-on un changement ?
L’essai de 2025 a mesuré ses effets sur la posture en huit semaines, à deux séances par semaine. C’est un repère honnête. Au studio, l’ordre est presque toujours le même.
- Deux à trois semaines. Les repères s’installent. Vous savez engager votre centre sans y penser pendant l’exercice.
- Quatre à six semaines. Le maintien change, debout et assis. C’est le moment où l’entourage le remarque, souvent avant vous.
- Huit à douze semaines. Le tonus est installé, les réglages se durcissent, les exercices se complexifient.
La variable qui décide de tout, c’est la régularité : deux séances par semaine pendant six semaines valent mieux que douze séances dispersées sur six mois. Nous avons consacré un article entier au sujet, en combien de temps voit-on les effets du Pilates, et un autre à la bonne fréquence.
Le Pilates donne-t-il du volume musculaire ?
Non, et c’est souvent ce que les pratiquantes viennent chercher. Les charges restent légères, les mouvements sont lents et contrôlés, l’amplitude est longue : ce travail développe l’endurance musculaire et le contrôle, pas l’hypertrophie. Si votre objectif est de prendre de la masse, il faut des charges lourdes et peu de répétitions, ce qui n’est pas ce que fait un cours de Reformer. Le détail de cette différence est dans Le Pilates muscle-t-il vraiment le corps.
Trois erreurs qui empêchent de voir un changement
Venir quand on peut. Une séance par-ci par-là entretient la mobilité, mais ne change pas le maintien. Le corps ne répond qu’à ce qui se répète. Fixez deux créneaux fixes dans la semaine plutôt qu’un objectif de volume mensuel.
Chercher l’intensité plutôt que la précision. Sur Reformer, un ressort plus dur ne veut pas dire un meilleur exercice. Si le bassin bascule ou si les épaules montent, la charge est trop forte et le travail change de muscles. Le progrès se voit à l’amplitude tenue, pas au nombre de ressorts accrochés.
Juger sur la balance. Le poids est l’indicateur le moins sensible aux six premières semaines de pratique. Une photo de profil prise le premier jour, une autre six semaines plus tard, ou simplement la façon dont un vêtement tombe, disent bien plus. C’est aussi ce que mesure l’essai de 2025 en suivant l’estime de soi et non le seul tour de taille.
Précautions
Une douleur en cours, une blessure récente, une opération, une grossesse ou un post-partum demandent l’avis d’un professionnel de santé avant de commencer, et doivent être signalés au moment de la réservation : cela change les exercices proposés. Un objectif de perte de poids important se construit avec un médecin ou un diététicien, pas avec un studio de Pilates. Et si vous reprenez après une longue interruption, la première séance sert à retrouver des repères, pas à performer.
Par où commencer aux Sables-d’Olonne
La séance découverte Reformer à 25 € permet de voir ce que votre corps ressent en une heure, dans un cours de huit personnes au maximum, une machine par personne. Pour un objectif de tonus sur la durée, le rythme utile est de deux séances par semaine : c’est l’abonnement deux séances par semaine à 155 € toutes les quatre semaines, ou le carnet de dix séances à 325 € si vous préférez avancer sans engagement. Si vous débutez complètement, commencez plutôt par notre article pour débuter sans passé sportif.
Les sources de cet article
- Silva L.L., Mendes da Silva K.B., Sousa L., Pinhata Rocha C., « Is the Pilates method efficient to cause changes in the body composition of healthy individuals? A systematic review », Journal of Bodywork and Movement Therapies, 2022;32:51-59. PubMed 36180159
- Arslan Kabasakal S., Delice B., « Investigating the Effects of Pilates on Body Composition, Posture, and Psychosocial Parameters in Women With and Without Obesity: A Randomized Controlled Study », Journal of Physical Activity and Health, 2025;22(12):1557-1567. PubMed 40849103
- Wang Y. et coll., « Pilates for Overweight or Obesity: A Meta-Analysis », Frontiers in Physiology, 2021;12:643455. PubMed 33776797
Cet article a une visée d’information générale. Il ne remplace pas un avis médical. En cas de douleur, de blessure ou de grossesse, demandez conseil à votre professionnel de santé et prévenez le studio avant de réserver.
Article préparé avec l’aide d’une intelligence artificielle à partir des questions posées au studio, puis relu, vérifié et publié sous la responsabilité éditoriale d’Exhale Studio. Une erreur ? Écrivez-nous.


