Dans cet article
- Ce qui change dans le corps à la ménopause
- Que dit la recherche sur le Pilates après la ménopause ?
- Le Pilates renforce-t-il les os ?
- Ce que le Pilates ne fait pas
- À quoi ressemble une séance pensée pour cette période ?
- Les précautions, sans détour
- Par où commencer, aux Sables-d’Olonne
- Les sources de cet article

Écrit avec l’instructrice du studio
Gaëlle Goffard, instructrice de Pilates certifiée
Coach sportive diplômée depuis plus de quinze ans, formée à la méthode Pilates chez LeaderFit et à deux cents heures de yoga, elle donne tous les cours collectifs du planning d’Exhale Studio, aux Sables-d’Olonne. Le studio et la méthode
Ce qui change dans le corps à la ménopause
L’Assurance Maladie décrit la ménopause comme l’arrêt des règles depuis au moins douze mois, survenant naturellement entre 45 et 55 ans avec un âge moyen de 51 ans, précédé d’une préménopause de deux à quatre ans dont les premiers signes apparaissent en moyenne à 47 ans (Ameli, ménopause). Parmi les symptômes, elle cite les bouffées de chaleur, la fatigue, l’irritabilité, les troubles du sommeil, et des douleurs articulaires diffuses et changeantes, plus marquées le matin, qui diminuent après l’activité physique.
Ce que les femmes décrivent au studio recoupe cette liste : des articulations raides au réveil, un sommeil plus léger, une fatigue qui ne vient pas de l’effort, et souvent la sensation que le corps « répond moins ». La baisse des œstrogènes touche le muscle, l’os, les tendons et l’humeur en même temps. C’est cette pluralité qui rend une pratique complète intéressante, et c’est aussi ce qui oblige à être précis sur ce qu’elle change et ce qu’elle ne change pas.
Que dit la recherche sur le Pilates après la ménopause ?
La méta-analyse la plus complète a été publiée en 2024 dans Quality of Life Research. Sur onze essais randomisés, elle mesure des effets favorables du Pilates par rapport à des groupes témoins sur cinq des neuf domaines de la qualité de vie liée à la santé : la douleur corporelle, la fonction physique, le fonctionnement social et les limitations liées à l’état physique et émotionnel. Deux détails comptent pour nous : l’effet touche plus de domaines quand la pratique dépasse 48 séances, et quand elle se fait sur appareil plutôt qu’au sol. Aucun résultat n’atteint toutefois un niveau de certitude élevé (de Almeida et coll., 2024).
Une seconde méta-analyse, publiée dans Menopause la même année sur onze essais et 1 005 participantes, porte sur les pratiques corps-esprit au sens large, tai-chi, yoga, Pilates, qigong : elle retrouve une amélioration du sommeil, de l’anxiété, de l’humeur dépressive et de la fatigue chez les femmes en périménopause et ménopausées (Xu et coll., 2024). Le Pilates n’y est pas isolé des autres pratiques, nous le précisons.
Sur l’équilibre et la force chez les femmes plus âgées, nous renvoyons à ce que nous avons écrit dans À quel âge peut-on commencer le Pilates : les revues s’accordent sur l’équilibre et la force, et se contredisent sur les chutes.
Le Pilates renforce-t-il les os ?
C’est la question qui revient le plus, et la réponse honnête est non, pas d’après les données. La méta-analyse consacrée au Pilates et à la densité minérale osseuse chez les femmes ménopausées ne trouve aucun effet significatif, ni sur la colonne lombaire, ni sur la hanche, ni sur le col du fémur, sur trois essais dont un seul de qualité satisfaisante (de Oliveira et coll., 2022). La méta-analyse de Menopause citée plus haut mesure bien un effet sur l’os, mais pour l’ensemble des pratiques corps-esprit, sans que le Pilates seul puisse en être crédité.
Ce que l’on sait de l’os, c’est qu’il répond à la charge et à l’impact : la marche rapide, la course, la montée d’escaliers, le renforcement avec des poids. Le Pilates n’en fait pas partie, et un studio qui vous promet des os plus denses va au-delà de ce que la science permet. En revanche, la force, l’équilibre et la mobilité qu’il travaille sont exactement ce qui protège un corps dont les os sont plus fragiles : mieux se tenir, mieux réagir, mieux bouger.
Ce que le Pilates ne fait pas
Il ne traite pas les bouffées de chaleur. Aucune étude sérieuse ne le montre. C’est une question pour votre médecin, avec ou sans traitement hormonal.
Il ne remplace pas l’activité en charge pour les os. Nous l’avons dit : marche, escaliers, renforcement avec des poids. Le Pilates les complète.
Il ne fait pas maigrir à lui seul. La prise de poids à la ménopause est fréquente ; le Pilates change la tenue et la répartition, pas le chiffre de la balance. Nous l’avons expliqué dans Le Pilates fait-il maigrir.
Il ne dispense pas du suivi médical. Ménopause ne veut pas dire maladie, mais c’est un moment où le suivi compte : ostéodensitométrie si votre médecin la prescrit, bilan cardiovasculaire, surveillance gynécologique. Le studio n’y est pour rien, et ne doit rien y remplacer.
À quoi ressemble une séance pensée pour cette période ?
Elle ne ressemble à rien de spécial, et c’est une bonne nouvelle : les cours du studio réunissent tous les âges, et la machine s’adapte à chacune. Voici ce que l’on travaille en priorité.
- La mobilité des hanches et des épaules. Travail des pieds sur la barre avec deux ou trois ressorts, cercles de jambes dans les sangles avec un ressort léger : les articulations raides du matin retrouvent leur amplitude sans impact.
- La force des jambes et des fessiers. C’est le muscle qui fond le plus vite après 50 ans, et celui qui porte tout le reste. Les ressorts se durcissent au fil des semaines, à votre rythme.
- Le centre et le plancher pelvien. Engagés à chaque exercice sur l’expiration. Une revue de 65 études conclut que l’exercice du plancher pelvien réduit l’incontinence urinaire avec une certitude modérée (Beamish et coll., 2025), et les fuites à l’effort concernent beaucoup de femmes à cette période sans qu’elles en parlent.
- L’équilibre. Travail debout sur le chariot, appuis unilatéraux : ce qui se perd sans qu’on s’en aperçoive, et se retrouve vite quand on le sollicite.
- La respiration et le retour au calme. Chaque séance finit allongée, respiration dans les côtes. Beaucoup disent mieux dormir la nuit qui suit.

Pour le sommeil et la charge mentale, le Yoga du studio, le lundi soir, le mardi et le samedi matin, complète bien une pratique de Reformer : c’est ce que mesurent les essais sur les pratiques corps-esprit.
Les précautions, sans détour
Si une ostéoporose a été diagnostiquée, dites-le au moment de réserver et parlez-en à votre médecin : certains exercices, les flexions du dos en charge et les torsions forcées, seront écartés, et les autres adaptés. Une douleur articulaire qui s’aggrave à l’effort, une douleur du dos qui réveille la nuit ou qui descend dans une jambe, un essoufflement inhabituel, sont des motifs de consultation avant de continuer.
Pendant la séance, la règle est celle de tous les cours : une sensation de travail, on continue ; une douleur vive, on arrête et on le dit. Aucun exercice n’est forcé, tous ont une variante.
Par où commencer, aux Sables-d’Olonne
La séance découverte Reformer à 25 € est ouverte à tous les âges : une heure en cours de huit personnes, machine réglée pour vous. Si vous n’avez pas fait de sport depuis longtemps ou si une ostéoporose a été diagnostiquée, la séance privée à 75 € permet de poser les bons réglages avant de rejoindre un cours, et se réserve directement avec Gaëlle.
Pour une pratique régulière, l’abonnement d’une séance par semaine à 95 € toutes les quatre semaines est la formule la plus courante. Les cours du matin, à 9 h ou 9 h 30 du lundi au samedi, sont ceux que choisissent le plus souvent les pratiquantes de plus de 50 ans : le planning complet est ici.
Les sources de cet article
- Assurance Maladie, Ménopause : définition, symptômes et diagnostic. ameli.fr
- de Almeida P.P. et coll., « Effects of Pilates exercises on health-related quality of life in postmenopausal women: a systematic review and meta-analysis », Quality of Life Research, 2024;33(8):2067-2079. PubMed 38602630
- Xu H. et coll., « Effects of mind-body exercise on perimenopausal and postmenopausal women: a systematic review and meta-analysis », Menopause, 2024;31(5):457-467. PubMed 38669625
- de Oliveira R.G. et coll., « Effects of Pilates Exercise on Bone Mineral Density in Postmenopausal Women: A Systematic Review and Meta-analysis », Journal of Geriatric Physical Therapy, 2022;45(2):107-114. PubMed 33967223
- Beamish N.F. et coll., « Physical activity and pelvic floor health », British Journal of Sports Medicine, 2025;59(8):562-575. PubMed 39694630
Cet article a une visée d’information générale. Il ne remplace pas un avis médical. En cas de douleur, de blessure ou de grossesse, demandez conseil à votre professionnel de santé et prévenez le studio avant de réserver.
Article préparé avec l’aide d’une intelligence artificielle à partir des questions posées au studio, puis relu, vérifié et publié sous la responsabilité éditoriale d’Exhale Studio. Une erreur ? Écrivez-nous.


