Dans cet article
- Pourquoi le dos se plaint, et ce que le mouvement y change
- Que disent la HAS et la recherche sur le Pilates et le dos ?
- Reformer ou tapis : ce qui change pour un dos sensible
- Ce que le Pilates ne fait pas
- À quoi ressemble une séance quand on a mal au dos
- Les précautions, sans détour
- Par où commencer, aux Sables-d’Olonne
- Les sources de cet article

Écrit avec l’instructrice du studio
Gaëlle Goffard, instructrice de Pilates certifiée
Coach sportive diplômée depuis plus de quinze ans, formée à la méthode Pilates chez LeaderFit et à deux cents heures de yoga, elle donne tous les cours collectifs du planning d’Exhale Studio, aux Sables-d’Olonne. Le studio et la méthode
Pourquoi le dos se plaint, et ce que le mouvement y change
La plupart des douleurs de dos courantes ne viennent pas d’une blessure, mais d’un déséquilibre installé : des heures assises, un ventre qui ne travaille plus, des fessiers endormis, des épaules enroulées vers l’avant. La colonne compense, les muscles superficiels se crispent, et la raideur s’installe.
Le réflexe de se mettre au repos est le plus mauvais. L’Assurance Maladie est catégorique sur ce point : « le repos au lit en cas de lombalgies n’est pas recommandé », et c’est le mouvement qui répare le muscle. La HAS, de son côté, écrit dans sa fiche mémo que l’exercice physique est le traitement principal permettant une évolution favorable de la lombalgie commune.
Le Pilates entre exactement dans cette case : une activité physique encadrée, progressive, qui se pratique allongé ou assis, sans course ni saut, et qui s’adapte à un corps qui a mal.
Que disent la HAS et la recherche sur le Pilates et le dos ?
Trois repères, et leurs limites.
La HAS nomme le Pilates. Dans sa synthèse Lombalgie commune chronique, prescription d’activité physique, validée par le Collège le 28 mars 2024, elle écrit que « les activités sportives étudiées et conseillées chez les patients souffrant de lombalgie commune chronique » sont « des exercices de type corps-esprit : tai-chi, yoga et Pilates », la natation hormis le papillon, la marche et le vélo. C’est une recommandation officielle française, récente, et elle cite la pratique par son nom (HAS, mars 2024).
La recherche le place haut, sans le sacrer. Une méta-analyse en réseau publiée dans le Journal of Orthopaedic & Sports Physical Therapy en 2022 a comparé les formes d’exercice sur 118 essais et 9 710 participants : le Pilates y ressort avec la plus forte probabilité de réduire la douleur et l’incapacité, pour une dose d’une à deux séances par semaine, de moins de soixante minutes, pendant trois à neuf semaines (Fernández-Rodríguez et coll., 2022).
Et la revue Cochrane tempère. Sa revue sur le Pilates et la lombalgie, qui regroupe dix essais et 510 participants, conclut à des preuves de qualité faible à modérée que le Pilates fait mieux qu’une intervention minimale sur la douleur et l’incapacité, mais « aucune preuve concluante qu’il soit supérieur à d’autres formes d’exercices ». Le choix, écrivent les auteurs, peut se fonder sur la préférence de la personne et sur le coût.
Autrement dit : oui, cela marche, et non, ce n’est pas magique. Ce qui décide du résultat, c’est la régularité.
Reformer ou tapis : ce qui change pour un dos sensible
Sur un tapis, le corps doit tout faire seul. Sur le Reformer, le chariot glisse, les ressorts assistent ou résistent, et les sangles guident les bras et les jambes. Pour un dos douloureux, cette assistance change deux choses : on peut travailler allongé, colonne soutenue, et on peut commencer très léger puis augmenter par crans, sans passer par des positions qui font peur.
Un essai publié dans Physical Therapy en 2014 a comparé les deux chez 86 personnes souffrant de lombalgie chronique. À six mois, le Pilates sur appareil faisait mieux que le tapis sur l’incapacité au quotidien et sur la peur du mouvement, sans différence nette sur l’intensité de la douleur (da Luz et coll., 2014).
Un mot d’honnêteté ici : il n’existe à ce jour aucune revue systématique portant sur le Reformer lui-même. Les travaux disponibles parlent du Pilates en général, ou du Pilates « sur appareil ». Quiconque vous promet que le Reformer est prouvé supérieur pour le dos va plus loin que ce que dit la littérature. Si vous hésitez entre les deux, nous avons détaillé le sujet dans Reformer ou tapis : quelle différence, par où commencer.

Ce que le Pilates ne fait pas
Il ne soigne pas. Ce n’est ni un traitement, ni une rééducation, ni un substitut à un avis médical : une douleur qui dure, qui réveille la nuit, qui descend dans la jambe ou qui s’accompagne d’une perte de force relève d’un médecin, pas d’un studio.
Il ne remplace pas la kinésithérapie, qui est un soin prescrit, avec un bilan et des objectifs. Beaucoup de nos pratiquantes viennent après, pour entretenir ce que la rééducation a mis en place.
Il n’est pas non plus une activité d’endurance : une séance de Pilates ne remplace pas la marche, le vélo ou la natation, que la HAS conseille aussi. Et il ne fait pas maigrir à lui seul. Ce qu’il fait, et c’est déjà beaucoup : il redonne de la force là où elle manque, de la mobilité là où ça bloque, et la sensation de savoir comment placer son dos.
À quoi ressemble une séance quand on a mal au dos
Un cours de Reformer au studio dure une heure et réunit huit personnes au maximum, une par machine. Le déroulé, quand une gêne au dos est signalée, suit à peu près cet ordre.
- Avant de commencer. Vous signalez votre situation à la réservation ou en arrivant. La machine est réglée pour vous : hauteur, sangles, et surtout ressorts, choisis plus légers pour laisser le mouvement se faire sans forcer.
- Dix minutes de mise en route. Respiration, bascule du bassin, mobilité douce de la colonne. C’est le moment où l’on vérifie ce qui tire et ce qui ne tire pas.
- Le travail du centre. Abdominaux profonds et plancher pelvien, en appui, sans jamais chercher le « crunch ». C’est cette ceinture qui soulage la colonne au quotidien.
- Les jambes en appui sur la barre. Le chariot glisse, les fessiers et les cuisses reprennent leur travail. Beaucoup de douleurs lombaires viennent de là.
- Le haut du corps avec les sangles. Ouverture des épaules, renforcement du haut du dos : l’antidote direct des heures d’écran.
- Étirements guidés pour finir, puis quelques repères à garder pour la semaine.
Pendant toute la séance, chaque placement est vu et corrigé. C’est la raison d’être des cours à huit personnes : sur un dos sensible, ce n’est pas l’exercice qui compte, c’est la façon dont il est exécuté. Les mouvements qui ne conviennent pas sont remplacés, pas subis.
Les précautions, sans détour
Demandez l’avis de votre médecin ou de votre kinésithérapeute avant de commencer si vous avez une douleur en cours, une blessure récente, une hernie connue, si vous sortez d’une opération, si vous êtes enceinte ou venez d’accoucher.
La HAS rappelle que les contre-indications à l’activité physique sont rares, hormis les suites opératoires du dos, mais qu’une poussée douloureuse ou une douleur qui descend dans la jambe demande de suspendre momentanément la pratique, le moins longtemps possible. Pendant la séance, la règle est simple : une douleur vive, on arrête et on le dit. Une sensation de travail musculaire, on continue.
Enfin, un Reformer n’est pas un appareil de salle à utiliser seul : les ressorts sont lourds, et un mauvais réglage peut blesser. C’est l’intérêt d’un cours encadré plutôt qu’une pratique en libre-service.
Par où commencer, aux Sables-d’Olonne
La porte d’entrée est la séance découverte Reformer à 25 € : une heure, en cours collectif de huit personnes, avec la machine réglée pour vous et chaque repère expliqué. Signalez votre dos au moment de réserver, c’est ce qui permet d’adapter la séance.
Si la douleur est récente, si vous sortez d’une rééducation ou si l’idée d’un cours collectif vous inquiète, la séance privée à 75 € est le meilleur point de départ : une heure en tête-à-tête pour trouver les bons réglages et les bons mouvements, avant de rejoindre un cours en confiance.
Côté pratique : le studio est au 34 avenue Georges Pompidou, en centre-ville, les chaussettes antidérapantes sont obligatoires sur Reformer et en vente à l’accueil, et le planning compte vingt-deux créneaux de Reformer par semaine, du lundi au samedi.
Les sources de cet article
- Haute Autorité de santé, Lombalgie commune chronique · prescription d’activité physique, synthèse validée par le Collège le 28 mars 2024. has-sante.fr
- Fernández-Rodríguez R. et coll., « Best Exercise Options for Reducing Pain and Disability in Adults With Chronic Low Back Pain », Journal of Orthopaedic & Sports Physical Therapy, 2022;52(8):505-521. PubMed 35722759
- Yamato T.P. et coll., « Pilates pour la lombalgie », Cochrane Database of Systematic Reviews, 2015, CD010265. Résumé en français
- da Luz M.A. et coll., « Effectiveness of mat Pilates or equipment-based Pilates in patients with chronic nonspecific low back pain », Physical Therapy, 2014;94(5):623-631. PubMed 24435105
- Assurance Maladie, Mal de dos : le bon traitement, c’est le mouvement, mise à jour du 9 avril 2025. ameli.fr
Cet article a une visée d’information générale. Il ne remplace pas un avis médical. En cas de douleur, de blessure ou de grossesse, demandez conseil à votre professionnel de santé et prévenez le studio avant de réserver.
Article préparé avec l’aide d’une intelligence artificielle à partir des questions posées au studio, puis relu, vérifié et publié sous la responsabilité éditoriale d’Exhale Studio. Une erreur ? Écrivez-nous.


