Dans cet article
- Pourquoi le bureau fait-il mal à la nuque et au dos ?
- Que dit la recherche sur le Pilates et la posture au bureau ?
- Ce que le Pilates ne fait pas
- Quels exercices du Reformer visent le corps assis ?
- Que faire entre deux séances, au bureau ?
- Les précautions, sans détour
- Par où commencer, aux Sables-d’Olonne
- Les sources de cet article

Écrit avec l’instructrice du studio
Gaëlle Goffard, instructrice de Pilates certifiée
Coach sportive diplômée depuis plus de quinze ans, formée à la méthode Pilates chez LeaderFit et à deux cents heures de yoga, elle donne tous les cours collectifs du planning d’Exhale Studio, aux Sables-d’Olonne. Le studio et la méthode
Pourquoi le bureau fait-il mal à la nuque et au dos ?
Ce n’est pas la chaise, c’est le temps. En 2021, plus d’un adulte sur cinq en France déclarait passer plus de sept heures par jour en position assise, et la proportion dépasse 40 % chez les cadres et les personnes en télétravail régulier (Baromètre de Santé publique France 2021, 24 514 personnes interrogées). Le corps s’adapte à ce qu’on lui demande : assis, tête avancée vers l’écran, il raccourcit l’avant et étire l’arrière.
Le résultat se ressent dans un ordre presque toujours identique. D’abord la nuque et le haut des épaules, qui portent une tête avancée de quelques centimètres pendant des heures. Puis le bas du dos, qui perd sa courbure naturelle dès que le bassin bascule en arrière dans le fauteuil. Enfin les hanches, raides le soir, parce que les fléchisseurs sont restés en position courte toute la journée. L’INRS range ces troubles musculosquelettiques parmi les premiers effets du travail prolongé sur écran, avec la fatigue visuelle et le stress (INRS, travail sur écran).
Que dit la recherche sur le Pilates et la posture au bureau ?
Deux études récentes ont été menées précisément chez des employés de bureau, ce qui est rare. La première a suivi 22 personnes travaillant à un poste assis, pendant huit semaines de Pilates Reformer, deux séances de 60 minutes par semaine : l’alignement postural s’est amélioré avec un effet qualifié d’important, ainsi que le rapport au corps et l’anxiété liée à l’apparence (Taştan et coll., 2025). Réserve honnête : cette étude n’avait pas de groupe témoin, ce qui limite ce qu’on peut en conclure.
La seconde a réparti 30 employés de bureau souffrant de douleurs cervicales chroniques entre huit semaines de Pilates seul et huit semaines de Pilates avec bandes adhésives : les deux groupes ont réduit leur douleur et leur gêne, augmenté la mobilité du cou et l’endurance du centre, et les bandes n’ont presque rien ajouté (Göz et coll., 2026).
À plus grande échelle, une revue de 25 revues systématiques totalisant 17 321 participants conclut que le Pilates, comme le renforcement, le yoga et les exercices de contrôle moteur, a un effet positif à court terme sur la douleur cervicale chronique par rapport à l’absence d’exercice, mais qu’aucun type d’exercice ne se détache des autres (Rasmussen-Barr et coll., 2023). Le niveau de preuve va de faible à élevé selon les comparaisons. Nous avons détaillé la question du bas du dos dans Pilates Reformer et mal de dos.
Ce que le Pilates ne fait pas
Il ne règle pas votre poste de travail. Un écran trop bas, un clavier trop loin, un fauteuil sans appui : la séance n’y change rien. L’INRS recommande des pauses actives et régulières, l’alternance assis-debout quand le mobilier le permet, et un écran à bonne hauteur. Le Pilates vient après ces réglages, pas à leur place.
Il ne « redresse » pas en une séance. La sensation d’être plus grand en sortant du cours est réelle, mais elle est passagère les premières semaines. Ce qui dure, c’est la force qui s’installe sur deux à trois mois.
Il n’est pas prouvé supérieur. La seule méta-analyse consacrée au Pilates et à la douleur cervicale, sur cinq essais et 224 participants, conclut avec un niveau de certitude faible qu’il ne fait pas mieux que les autres traitements à trois mois (Martini et coll., 2022). Le bon exercice est celui que vous ferez toute l’année.
Et ce n’est pas un soin. Une douleur qui descend dans le bras, des fourmillements, une perte de force ou des maux de tête inhabituels relèvent d’un médecin avant tout cours collectif.
Quels exercices du Reformer visent le corps assis ?
Une séance pensée pour les personnes qui travaillent assises suit une logique simple : rallonger ce qui s’est raccourci, réveiller ce qui s’est endormi. Voici les cinq familles d’exercices que l’on retrouve presque toujours, avec les repères habituels du studio.
- Le travail des pieds sur la barre, allongé. Deux à trois ressorts, selon le gabarit. C’est l’entrée en matière : les hanches et les genoux se déplient contre la résistance, le bassin apprend à rester stable pendant que les jambes bougent. Dix à douze répétitions par position de pieds. Variante plus facile : moins d’amplitude, un ressort de moins.
- Les bras dans les sangles, allongé sur le dos. Un ressort léger à moyen. Les bras descendent le long du corps sur l’expiration, les épaules restent posées : c’est le contraire exact du geste vers le clavier. Huit à dix répétitions, puis des cercles.
- L’ouverture de poitrine, à genoux face aux poulies. Un ressort léger. Les bras tirent les sangles vers l’arrière, la poitrine s’ouvre, la tête tourne d’un côté puis de l’autre sur l’expiration. C’est l’exercice que les personnes de bureau sentent le plus.
- L’extension du haut du dos sur la boîte. Allongé sur le ventre, mains sur la barre, un ressort moyen. On allonge la colonne plutôt que de la cambrer. Six à huit répétitions lentes. Variante : garder les coudes fléchis.
- La sirène, assis de côté. Un ressort léger. Une main sur la barre, l’autre passe au-dessus de la tête : le flanc s’étire, les côtes respirent. Trois à quatre répétitions par côté, longues.

Le réglage des ressorts est indicatif : il change selon la personne, et c’est justement le rôle de l’instructrice de le poser avant que vous ne montiez sur la machine. Si vous voulez comprendre ce que font les ressorts, nous avons expliqué la machine pièce par pièce.
Que faire entre deux séances, au bureau ?
Ce qui se joue au studio se perd si rien ne bouge le reste de la semaine. Trois gestes suffisent, et ils viennent directement de la séance.
- Se lever toutes les heures. Trente secondes debout, deux respirations complètes, les bras qui s’ouvrent vers l’arrière. C’est exactement la « pause active » que recommande l’INRS.
- Reculer la tête. Sans lever le menton : le bout du nez recule de quelques centimètres, la nuque s’allonge. Cinq fois, plusieurs fois par jour.
- Respirer dans les côtes. Deux mains sur les flancs, inspirer en les écartant, expirer en rentrant doucement le ventre. C’est la respiration de la séance, et elle relâche le haut des épaules en trente secondes.
Si le stress du travail pèse autant que la position, nous avons traité la question à part dans Le Pilates est-il bon pour le stress et l’anxiété.
Les précautions, sans détour
Demandez l’avis d’un médecin ou d’un kinésithérapeute avant de commencer si la douleur descend dans un bras ou une jambe, si elle s’accompagne de fourmillements, de vertiges ou de maux de tête inhabituels, si vous avez une hernie connue, une blessure récente ou si vous sortez d’une opération. Ce sont des signaux, pas des raideurs de bureau.
Pendant la séance, la règle est celle de tous les cours du studio : une sensation de travail musculaire, on continue ; une douleur vive ou électrique, on arrête et on le dit. L’instructrice adapte l’exercice ou le remplace, c’est prévu.
Par où commencer, aux Sables-d’Olonne
La porte d’entrée est la séance découverte Reformer à 25 € : une heure en cours collectif de huit personnes, machine réglée pour vous, chaque repère expliqué. Signalez au moment de réserver que vous travaillez assis et où vous avez mal : c’est ce qui oriente les réglages et les variantes.
Pour les horaires de bureau, le planning compte des cours de Reformer à 12 h 30 le lundi, le mardi, le jeudi et le vendredi, et des cours du soir jusqu’à 21 h le lundi et le mardi. Si vous préférez commencer seul, la séance privée à 75 € permet de poser les bons réglages avant de rejoindre un groupe. Et pour savoir combien de séances prévoir, nous avons répondu à la question de la fréquence.
Les sources de cet article
- Santé publique France, « Prévalences nationales et régionales de l’activité physique et de la sédentarité des adultes en France, Baromètre 2021 », Bulletin épidémiologique hebdomadaire, 2024, n° 12. beh.santepubliquefrance.fr
- INRS, Travail sur écran : ce qu’il faut retenir. inrs.fr
- Taştan Z. et coll., « The effects of reformer pilates on postural alignment, body appreciation and social appearance anxiety in office workers », BMC Sports Science, Medicine and Rehabilitation, 2025;17(1):280. PubMed 41024232
- Göz A. et coll., « Pilates and Kinesiotaping for Neck Pain, Disability and Cervical Function in Office Workers: A Randomised Controlled Trial », Pain Research and Management, 2026. PubMed 42494093
- Rasmussen-Barr E. et coll., « Summarizing the effects of different exercise types in chronic neck pain », BMC Musculoskeletal Disorders, 2023;24(1):806. PubMed 37828488
- Martini J.D. et coll., « Pilates for neck pain: A systematic review and meta-analysis of randomised controlled trials », Journal of Bodywork and Movement Therapies, 2022;31:37-44. PubMed 35710219
Cet article a une visée d’information générale. Il ne remplace pas un avis médical. En cas de douleur, de blessure ou de grossesse, demandez conseil à votre professionnel de santé et prévenez le studio avant de réserver.
Article préparé avec l’aide d’une intelligence artificielle à partir des questions posées au studio, puis relu, vérifié et publié sous la responsabilité éditoriale d’Exhale Studio. Une erreur ? Écrivez-nous.


