Dans cet article
- Un centre qui tient, et un dos qui s’en aperçoit
- Une posture qui se redresse, parce qu’elle est corrigée
- De la force et de la mobilité, sans impact
- Équilibre et coordination : ce qui est démontré, et ce qui ne l’est pas
- La respiration, l’effet dont personne ne parle
- Le Pilates renforce-t-il le plancher pelvien ?
- À qui le Pilates Reformer profite-t-il le plus ?
- Ce que le Pilates Reformer ne fait pas
- En combien de temps sent-on les bienfaits ?
- Essayer, aux Sables-d’Olonne
- Les sources de cet article

Écrit avec l’instructrice du studio
Gaëlle Goffard, instructrice de Pilates certifiée
Coach sportive diplômée depuis plus de quinze ans, formée à la méthode Pilates chez LeaderFit et à deux cents heures de yoga, elle donne tous les cours collectifs du planning d’Exhale Studio, aux Sables-d’Olonne. Le studio et la méthode
Un centre qui tient, et un dos qui s’en aperçoit
Le premier effet, celui que tout le monde décrit, tient en une phrase : on se tient autrement. Le Pilates travaille en priorité les muscles profonds du tronc, ceux qui ne se voient pas et qui tiennent la colonne : le transverse, les multifides, le plancher pelvien, le diaphragme. Ces muscles-là ne se renforcent pas en faisant des abdominaux classiques, ils se renforcent en apprenant à les engager pendant un mouvement contrôlé.
C’est aussi pour cela que la pratique est étudiée dans la lombalgie. La Haute Autorité de santé cite nommément le Pilates parmi les activités conseillées dans la lombalgie commune chronique, aux côtés du tai-chi, du yoga, de la natation, de la marche et du vélo (HAS, synthèse validée en mars 2024). Nous avons détaillé ce point dans Pilates Reformer et mal de dos.
Une posture qui se redresse, parce qu’elle est corrigée
Se tenir droit n’est pas une affaire de volonté, c’est une affaire de force et de conscience. Sur le Reformer, chaque exercice se fait dans un cadre : le chariot impose une trajectoire, les sangles alignent les bras, la barre de pieds donne un appui stable. Le corps ne peut pas tricher aussi facilement que sur un tapis, et l’instructrice voit immédiatement ce qui se décale.
C’est ce qui explique que le travail se transfère au quotidien. Au bout de quelques semaines, les épaules cessent de rouler vers l’avant sans qu’on y pense, le bassin se replace en position assise, et la station debout prolongée devient moins coûteuse.

De la force et de la mobilité, sans impact
Un Reformer est une machine de résistance : des ressorts, un chariot qui glisse, un système de poulies. Selon le réglage, le même exercice devient une mise en route ou un travail exigeant. C’est ce qui rend la pratique accessible à une personne qui reprend le sport comme à un sportif confirmé qui cherche de la force utile.
Deux choses distinguent ce renforcement de celui d’une salle classique. D’abord, l’amplitude : on travaille le muscle sur toute sa longueur, y compris en position allongée, ce qui entretient la mobilité au lieu de la réduire. Ensuite, l’absence d’impact : pas de saut, pas de charge qui écrase les disques, ce qui en fait une option pour les articulations sensibles et pour les reprises après une interruption.
Équilibre et coordination : ce qui est démontré, et ce qui ne l’est pas
Le travail unilatéral, les appuis instables et le contrôle du chariot sollicitent l’équilibre à chaque séance. Une revue de 2024 conclut d’ailleurs que le Pilates améliore l’équilibre postural chez les personnes âgées, avec un niveau de certitude qualifié de très faible à modéré. Mais la même revue est nette sur un point : l’effet sur le nombre de chutes n’est pas démontré, pas plus que sur la peur de tomber (de Campos Júnior et coll., 2024).
Nous préférons le dire ainsi : la pratique améliore la façon dont vous vous tenez et dont vous réagissez à un déséquilibre. Promettre qu’elle empêche les chutes irait plus loin que ce que l’on sait.
La respiration, l’effet dont personne ne parle
Chaque exercice est calé sur un temps d’inspiration et un temps d’expiration. Ce n’est pas un détail décoratif : c’est le diaphragme qui commande la mise en tension du centre, et c’est aussi ce qui explique la sensation de calme en fin de séance. Beaucoup de pratiquantes viennent pour le dos et restent pour cette heure-là, celle où l’on ne pense à rien d’autre qu’au mouvement en cours.
Le Pilates renforce-t-il le plancher pelvien ?
Le périnée fait partie du centre que le Pilates travaille à chaque exercice, au même titre que le transverse et le diaphragme. Une revue publiée dans le British Journal of Sports Medicine en 2025, portant sur 65 études et plus de 21 000 participantes, conclut que l’exercice du plancher pelvien réduit l’incontinence urinaire, avec un niveau de certitude modéré (Beamish et coll., 2025).
Deux précisions honnêtes. La première : cette revue porte sur l’exercice du plancher pelvien en général, pas sur le Pilates seul. La seconde : concernant le diastasis, l’écartement des grands droits après une grossesse, les auteurs qualifient eux-mêmes les preuves de limitées. Nous n’écrirons donc jamais qu’une pratique referme un diastasis. Après un accouchement, la rééducation périnéale prescrite passe avant, et l’avis de votre sage-femme ou de votre kinésithérapeute décide du moment de la reprise.
À qui le Pilates Reformer profite-t-il le plus ?
- Les personnes assises toute la journée. Ce sont celles qui sentent la différence le plus vite : le haut du dos se réveille, les hanches se remobilisent, et la position assise cesse de coûter.
- Ceux qui reprennent une activité. Sans impact, avec une résistance réglable au gramme près, le Reformer permet de recommencer sans brutaliser des articulations qui n’ont pas travaillé depuis longtemps.
- Les sportifs. Coureurs, nageurs, cyclistes, navigateurs : le Pilates travaille ce que leur discipline laisse de côté, c’est-à-dire le centre, la symétrie et la mobilité. Une séance par semaine suffit souvent à sentir la différence dans l’autre sport.
- Les personnes qui ont mal au dos, une fois l’avis médical obtenu. C’est le motif de venue le plus fréquent au studio, et celui sur lequel la recherche est la plus fournie.
Ce que le Pilates Reformer ne fait pas
Il ne fait pas maigrir à lui seul. Une heure de Reformer ne dépense pas ce que dépense une heure de course ou de natation. Ce qu’elle change, c’est le muscle profond, la tenue et la silhouette. Si l’objectif est la perte de poids, il faut y associer une activité d’endurance et une alimentation adaptée, et se méfier de tout studio qui promet l’inverse.
Il ne remplace pas le cardio. La HAS conseille aussi la marche, le vélo et la natation : le Pilates les complète, il ne les remplace pas.
Il n’est pas prouvé supérieur aux autres exercices. La revue Cochrane sur le Pilates et la lombalgie conclut à des preuves de qualité faible à modérée face à une intervention minimale, et à aucune preuve concluante de supériorité sur d’autres formes d’exercice. Le meilleur exercice reste celui que vous pratiquerez toute l’année.
Et ce n’est pas un soin. Une douleur qui dure, qui réveille la nuit ou qui descend dans la jambe relève d’un médecin ou d’un kinésithérapeute, pas d’un cours collectif.
En combien de temps sent-on les bienfaits ?
La méta-analyse de référence retient une dose d’une à deux séances par semaine, de moins de soixante minutes, pendant trois à neuf semaines pour observer un effet mesurable sur la douleur et l’incapacité (Fernández-Rodríguez et coll., JOSPT, 2022). Au studio, le déroulé habituel ressemble à ceci.
- Première séance. Une sensation de relâchement et, souvent, la surprise de sentir travailler des muscles dont on ignorait l’existence.
- Deux à trois semaines. Les repères s’installent : on sait engager son centre, on suit les consignes sans chercher.
- Quatre à six semaines. Le maintien change. C’est le moment où l’entourage le remarque avant vous.
- Trois mois. La force profonde est installée, les exercices se complexifient, les réglages se durcissent.
Trois questions reviennent si souvent que nous leur avons consacré un article chacune : le Pilates fait-il maigrir, le Pilates muscle-t-il vraiment, et en combien de temps voit-on les effets.
Une condition, toujours la même : la régularité. Deux séances par semaine pendant six semaines valent mieux que douze séances en désordre sur six mois.
Essayer, aux Sables-d’Olonne
La façon la plus simple de savoir si cela vous convient reste la séance découverte Reformer à 25 € : une heure, huit personnes maximum, une machine par personne, réglée pour vous. Si vous hésitez encore entre le Reformer et le travail au sol, nous avons comparé les deux. Et si vous voulez d’abord voir la machine de près, nous l’expliquons pièce par pièce.
Les sources de cet article
- Haute Autorité de santé, Lombalgie commune chronique · prescription d’activité physique, synthèse validée par le Collège le 28 mars 2024. has-sante.fr
- Fernández-Rodríguez R. et coll., Journal of Orthopaedic & Sports Physical Therapy, 2022;52(8):505-521. PubMed 35722759
- Yamato T.P. et coll., « Pilates pour la lombalgie », Cochrane, 2015, CD010265. Résumé en français
- Beamish N.F. et coll., « Physical activity and pelvic floor health », British Journal of Sports Medicine, 2025;59(8):562-575. PubMed 39694630
- de Campos Júnior J.F. et coll., « Effects of Pilates on balance in older adults », Complementary Therapies in Clinical Practice, 2024;57:101888. PubMed 39068875
Cet article a une visée d’information générale. Il ne remplace pas un avis médical. En cas de douleur, de blessure ou de grossesse, demandez conseil à votre professionnel de santé et prévenez le studio avant de réserver.
Article préparé avec l’aide d’une intelligence artificielle à partir des questions posées au studio, puis relu, vérifié et publié sous la responsabilité éditoriale d’Exhale Studio. Une erreur ? Écrivez-nous.


